Si chacun peut se féliciter, avec l’inauguration du premier tronçon de la RD 6202 bis (ex RN 202 bis), de voir enfin aboutir un long processus pour que ce nouvel axe routier voie le jour, son intégration dans le schéma routier départemental soulève encore nombre de questions qui renvoient à la genèse de cet équipement.
Car nous sommes au regret de ne pas abonder dans la version œcuménique du Président du Conseil Général, lors de la cérémonie d’inauguration, visant à inclure tous les acteurs politiques locaux, passés et présents, dans la réalisation de cet équipement et à s’attribuer généreusement le seul mérite de son aboutissement.
Si le Ministre-Président du Conseil Général a joué un rôle dans l’achèvement de ce processus, celui-ci n’aura pas été sans heurts ni aléas :
Dès le début de la réflexion sur le projet d’une route nationale 202 bis, au milieu des années 80, ce sont les élus des communes qui allaient ensuite former la Communauté de Communes des Coteaux d’Azur qui sont intervenus auprès de la Direction Départementale de l’Equipement pour demander que ce projet se réalise sur la rive droite du Var, contre l’avis du Maire de Nice de l’époque, par ailleurs Président du Conseil Général, soutenu par une majorité départementale de droite dont faisait partie le Président actuel.
Ce dernier sait pertinemment aussi que c’est le Ministre de l’Equipement et des Transports,
Jean-Claude GAYSSOT, qui a permis de débloquer ce dossier en 2000, avec l’appui de nombreux élus, dont nous sommes et où figurait également le Vice-Président Communiste du Conseil Régional de l’époque, Jacques TIBERI. Ce déblocage était intervenu à partir d’un projet prévoyant une première phase en 2 X 1 voie avec desserte directe de la zone industrielle de Carros-Le Broc.
Si les élus communistes des Alpes-Maritimes se sont depuis longtemps battus pour une 202 bis, aujourd’hui RD 6202 bis, le long de la rive droite du Var, ils se sont par contre élevés contre toute volonté d’en faire l’ébauche d’une nouvelle infrastructure autoroutière, qui entrerait en contradiction avec les orientations de la Directive Territoriale d’Aménagement et qui a été déjà l’objet de nombreuses luttes passées, contre les projets du type A8 bis, A58 et la percée du Mercantour, défendue en son temps par Christian ESTROSI, où la 202 bis, conçue en 2 X 2 voies servait de tronçon initial et risquait de se transformer en « aspirateur à poids lourds » en direction du nord et du centre de l’Europe !
Ce type de projets impacterait à l’évidence le domaine agricole départemental, en particulier dans la vallée du Var, qui est pourtant clairement identifié comme un atout essentiel dans une perspective de développement durable. Et c’est la volonté d’imposer cette vision, contre l’avis des populations, qui a occasionné des délais supplémentaires et pas autre chose.
Les élus communistes ont par contre toujours milité pour la cohérence de cet équipement avec le schéma de transports collectifs départemental, d’où la demande du groupe communiste au Conseil Général que figure dans le cahier d’acteurs déposé par le Conseil Général dans le cadre du Débat Public sur le contournement de Nice, le passage des Chemins de Fer de Provence sur la rive droite du Var. C’est également cette volonté, ainsi que la question évoquée plus haut, qui nous avait amené à défendre une RD 6202 bis à 2 X 1 voie sur la rive droite dès Saint-Laurent du Var et jusqu’à Saint-Martin du Var, avec une desserte directe de la zone industrielle.
La question de l’accès à la zone industrielle de Carros-Le Broc reste toujours posée et nous restons très sceptiques sur le bien-fondé d’un passage en trémie, cette solution ignorant à l’évidence les risques inhérents à la nature torrentueuse du Var qui pourrait voir, un jour de fortes crues comme dans un passé pas si ancien, la trémie finir au niveau de l’aéroport. Nous avons là aussi défendu, sans être écoutés, le passage en viaduc qui aurait l’avantage de désengorger
le rond-point de la Manda.
La nature de cette voie et de son futur développement est à donc à l’évidence au cœur du débat sur les choix d’aménagement du territoire qui puissent garantir un développement équilibré et durable du département.
C’est pourquoi nous aurions souhaité que soient associés à la cérémonie d’inauguration les associations et aussi les salariés des entreprises concernées et leurs organisations syndicales, c’est-à-dire beaucoup de ceux qui sont impliqués dans la réalisation et le devenir de ce nouvel axe routier.
Nous entendons continuer pleinement à jouer notre rôle dans le débat sur la nature future de cet équipement, sur son insertion dans un schéma départemental d’aménagement cohérent et nous resterons vigilants et mobilisés, avec nos concitoyens, avec les salariés des entreprises intéressées par cette question, pour que les solutions choisies s’inscrivent dans cette approche et cette perspective.
Marius PAPI
Maire de Gattières
Conseiller Général de Carros
Emile TORNATORE
Maire du Broc
Président de la Communauté de Communes des Coteaux d’Azur
La Poste est confrontée depuis un certains nombre d’années à une restructuration qui a pour conséquence directe de gros problèmes de distribution du courrier, des fermetures de bureaux de poste… Cette politique est conçue pour faciliter le processus de privatisation du secteur public postal voulue par les directives libérales de l’Union Européenne.
Les gouvernements successifs se sont, à cet égard, engagés dans un véritable démantèlement du service public postal pour le livrer aux appétits des marchés financiers et du secteur privé.
Ainsi les services rendus par La Poste sont de plus en plus considérés comme des marchandises, comme en témoigne le développement de certaines filières commerciales et la mise en place de la Banque Postale. La rentabilité à tout prix étant le maître mot, les bureaux de Poste jugés peu « compétitifs » sont progressivement fermés. Dans notre département des dizaines de petits villages ruraux font les frais des fermetures de bureaux au détriment des usagers.
Le service public se dégrade, les usagers et les salariés en sont les principales victimes. La direction de la Poste fonctionne avec les mêmes critères que le privé. Les recrutements de personnels se font désormais sur le mode contractuel installant une précarité à outrance. Les conditions de travail se détériorent; des pressions, de diverses natures sont exercées sur les salariés, créant de véritables traumatismes. La pauvreté se développe chez l’ensemble des personnels
L’Association des Elus Communistes et Républicains apporte son total soutien aux différentes actions et luttes pour la défense du service public postal. Plusieurs mouvements de grève des postiers ont eu lieu dans notre département (Antibes, Nice ou La Trinité).
Nous réaffirmons le besoin d’un réel service public postal étendu et modernisé afin d’en garantir à tous un égal accès quel que soit le lieu de résidence. Nous demandons également un moratoire sur les processus de libéralisation en Europe.
Dans le débat électoral actuel, Marie George BUFFET, candidate à l’élection présidentielle pour la Gauche Populaire et Antilibérale avance de nombreuses propositions dans le cadre d’une réelle modernisation des services publics. Il s’agit notamment de la mise en place de nouveaux droits pour les agents, les usagers et leurs associations et les élus afin d’intervenir directement sur la gestion du service public.
Pour la défense et la modernisation du service publique nous appelons usagers et salariés à participer au :
Meeting avec Marie George BUFFET
à Nice le 18 avril à 20h
à la salle Nikaia à Nice – Route de Grenoble
Pour l’ADECR 06
Pierre BERNASCONI
Conseiller régional PACA
Président de l’ADECR 06
Nous aurions pu nous en tenir à des propos d’auto-congratulation concernant l’annonce par le Conseil Général de mesures de soutien aux collectivités pour les structures d’accueil de la petite enfance. En effet ces mesures non négligeables vont soulager beaucoup d’élus, dont nous sommes, inquiets de ne pouvoir répondre à une demande croissante.
Mais c’est précisément les raisons de cette inquiétude que nous ne saurions passer sous silence. Car c’est le désengagement massif de la C.A.F. qui est la cause de l’émoi de nombreux élus. Or derrière ce sigle ne se cache pas une O.N.G. martienne mais la Caisse des Allocations Familiales, c’est-à-dire plus précisément l’Etat !
Nous dénonçons depuis des mois avec vigueur ce désengagement de l’Etat et l’Association Départementale des Elus Communistes et Républicains avait d’ailleurs tenu une conférence de presse dès le 11 octobre où ce problème avait été évoqué. Nous avons aussi alerté, lors du débat budgétaire de novembre 2006 à l’Assemblée Départementale, sur les conséquences fâcheuses qu’une telle politique ne manquerait pas d’avoir sur les possibilités d’accueil et de prise en charge de la petite enfance dans les communes des Alpes-Maritimes et avions demandé que le Conseil Général s’engage de façon significative afin de ne pas obliger les communes à restreindre leurs programmes en la matière.
Mais que l’on sache, le Président du Conseil Général, présenté comme le « bienfaiteur » providentiel est aussi Ministre de ce gouvernement « Père Fouettard » qui coupe les crédits ! Et s’il se décide enfin aujourd’hui à réagir, comme nous le demandons depuis des mois, c’est aussi parce que l’émotion suscitée chez les élus locaux transcende les clivages politiques et a débouché sur des manifestations larges réunissant les élus, les parents, les associations, les professionnels du secteur comme dans la vallée des Paillons.
Ce sont aussi ces mobilisations, tout autant que la proximité des échéances électorales qui ont amené le Conseil Général des Alpes Maritimes à prendre des mesures.
Mais le compte n’est y pas, car demeure l’insuffisance des financements de la C.A.F. pour les actions en direction des jeunes ( C.L.S.H.- Centre de Loisirs Sans Hébergement-, loisirs-vacances, clubs ados, etc. ).
Les Maires réclament des crédits supplémentaires de l’Etat ou, à défaut du Conseil Général, car, sans financements à la hauteur des besoins, une véritable politique de prévention ne peut sérieusement être mise en œuvre.
A ce propos, rajoutons que la Prévention Spécialisée, pourtant compétence première du Département, nécessite également des moyens supplémentaires pour couvrir des périmètres plus larges que les seuls secteurs urbains les plus sensibles aujourd’hui retenus mais aussi renforcer certaines équipes existantes. En vain jusqu’à ce jour, nous réclamons ces ressources supplémentaires pour couvrir les besoins nouveaux qui se font jour, notamment pour le Moyen-Pays.
C’est donc bien toute la politique de désengagement de l’Etat et de transferts de compétences non financés menée par le gouvernement de droite qui doit être remise en cause car les collectivités ne pourront indéfiniment compenser les abandons successifs de l’Etat.
Nous resterons donc vigilants et combatifs pour que l’intervention de l’Etat dans des domaines aussi essentiels que l’enfance et de la jeunesse se situe au niveau des enjeux et puisse garantir à tous une réelle et effective égalité des chances !
Noël ALBIN - Marius PAPI - Francis TUJAGUE - Jacques VICTOR
Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes
Les réponses à l’enquête publique en cours sur cette question doivent se fonder sur plusieurs éléments :
-
- L’analyse des besoins existants et quantifiés
- Le bilan des structures existantes aujourd’hui et leur possible futur développement
- Les capacités de financement
- Les délais de réalisation
- L’intégration des différentes options dans un schéma de transport collectif départemental cohérent avec l’amélioration des déplacements, de la sécurité et la préservation de l’environnement
Si l’on veut se situer dans le cadre de ce dernier point, la détermination de la chronologie de l’extension du réseau de tramway et de transports en commun en site propre doit aussi procéder d’une vision prospective qui tient compte des grands équipements structurants en cours de réalisation ou en projet :
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- L.G.V.
- 3ème voie littorale
- modernisation de la ligne SNCF NICE-BREIL
- Modernisation des Chemins de Fer de Provence et passage en rive droite du Var
- Station multimodale à Saint-Augustin
- Eventualité de la création d’un port vers la zone de l’Aéroport
En tenant compte de l’ensemble des paramètres, il nous paraît clair que la première option à privilégier est la mise en œuvre de la ligne 2 entre le quartier du Port et celui de Saint-Augustin, soit celui de l’aéroport.
D’abord parce qu’elle traverse la ville de Nice d’est en ouest et couvre l’axe principal de déplacements dans le département et ensuite parce que le doublement de la voie rapide Pierre Mathis risque d’entraîner des conséquences problématiques tant que la question de son aboutissement et celle de son éventuel raccordement avec l’A8 ( sortie seulement ou pas ? ) ne sont pas tranchées.
Dans l’état actuel des choses, elle va aboutir du côté ouest dans l’entonnoir de la route de Grenoble, déjà saturé aujourd’hui, à la hauteur de Saint-Augustin, proche de la gare SNCF !
Cela ne fait que souligner l’urgence de cette première extension.
S’agissant des autres options, compte tenu des besoins sociaux et de l’offre existante actuellement, des déplacements et de l’implantation des zones d’emploi, la deuxième option à privilégier serait l’extension de la ligne 1 du Pont Saint-Michel à Nice jusqu’à La Trinité. Il conviendra aussi de réfléchir à son articulation avec la modernisation de la ligne SNCF Nice-Breil pour une offre complémentaire et cohérente, y compris en termes d’emprises pour ce qui concerne les gares et les stations. Qui plus est, l’intensification du service de bus entre le terminus tramway du Pont Saint-Michel et La Trinité peut permettre rapidement et à moindres frais une amélioration certaine de l’offre existante.
Dans l’ordre chronologique, la troisième option pourrait être celle de la création de la ligne 3 sur la plaine du Var, tout en sachant que la définition de cette ligne ( tracé, fréquences, gares, etc. ) nécessitera que soit déjà mieux précisés des projets avec lesquels elle devra être en cohérence, à savoir :
-
- La modernisation des CP et leur passage en rive droite du Var
- L’implantation de la station multimodale
- Le point d’aboutissement de la L.G.V.
L’importance cependant de ces projets, des bassins d’emploi actuels et futurs, des zones d’habitats et aussi d’activités justifie cette option. Mais cela représente à l’évidence beaucoup d’interrogations, y compris en matière de financements et d’implications des différentes collectivités auxquelles il faudra répondre et cela ne saurait être envisagé à court terme. Sans parler des nombreux projets de développement et d’implantations d’activités dans la plaine du Var liés ou non à l’Opération d’Intérêt National.
Enfin en dernier lieu viendrait l’extension de la ligne 2 de Saint-Augustin à Cagnes-sur-Mer, la troisième voie littorale apparaissant comme le chantier prioritaire pour améliorer l’offre de transports en commun sur cet axe. D’autant plus que là aussi, un T.C.S.P. en bus du terminus de Saint-Augustin jusqu’à Cagnes-sur-Mer en passant par Saint Laurent-du-Var permettrait d’apporter une amélioration significative de l’offre de transports en commun à un coût très raisonnable et donc dans un délai assez rapide.
Noël ALBIN - Marius PAPI - Francis TUJAGUE - Jacques VICTOR
Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes
Monsieur le Préfet,
Dans quelques jours, le moratoire sur les expulsions locatives doit être levé. Ce sont des centaines de familles qui risquent dès le 15 mars d’être à la rue, obligées de survivre dans des conditions scandaleuses. Cela dans un département ou la quasi-totalité des communes sont hors la loi SRU, où vivre et travailler sur le littoral est devenu impossible ! La spéculation immobilière, les marchands de sommeil prospèrent.Nous vous demandons de prolonger le moratoire concernant les expulsions locatives.
- - Nous vous demandons de recenser tous les logements vacants, propriétés d’organismes institutionnels : mairie, conseil général, état, compagnies d’assurance, etc… Par exemple les logements vides dans les groupes scolaires se multiplient.
-
- Nous vous demandons une rencontre afin d’examiner toutes les solutions qui éviteront d’exécuter des mesures inhumaines. -
- Nous vous demandons d’exiger des bailleurs sociaux la disparition de la vacance deslogements de leur parc.
Il est encore temps d’ici le 15 mars de mettre en place des dispositifs humains qui permettront en cette période de débat sur le droit au logement opposable de ne laisser aucune famille dans la précarité ou à la rue.
Pierre Bernasconi, Conseiller régional, Président de l'ADECR06
Voir également le courrier de Gérard Piel, vice-président du Conseil régional PACA, au Préfet des Alpes-Maritimes : lire le courrier de Gérard Piel
Depuis des semaines les personnels de l’Hôpital Sainte Marie sont en lutte pour exiger, entre autres, de meilleures conditions de travail, une amélioration du dispositif de soin démantelé année après année et une augmentation sensible de leur pouvoir d’achat bloqué par une politique de modération salariale insupportable depuis 9 ans.
Les propos tenus par le Directeur général de l’Association de l’hôpital Sainte Marie le 18 janvier dernier, concernant de prétendues « affabulation de l’intersyndicale » relèvent de la malhonnêteté et ne sont pas dignes d’un tel dirigeant. Comment peut-on aujourd’hui nier toutes les difficultés rencontrées par les personnels. La baisse du pouvoir d’achat (-15% en 9 ans), les fermetures de lits successives et le gel des embauches sont véritablement vécus comme autant de souffrances par toutes celles et tous ceux qui aspirent à remplir leur mission. D’ailleurs, le succès des mobilisations de ces dernières semaines démontre avec force qu’il existe un véritable ras le bol au sein des personnels.
Cela doit être pris en compte, les salariés de l’hôpital doivent être entendus afin de pouvoir sortir par le haut d’une situation devenant chaque jour invivable.
En ce qui les concerne, les élus Communistes des Alpes Maritimes au Conseil régional réaffirment leur total soutien à la lutte engagée par les personnels. Une issue positive doit être trouvée rapidement.
Gérard Piel, Eliane Guigo, Pierre Bernasconi, Adeline Mouton
Conseillers régionaux communistes des Alpes-Maritimes
Cela ne peut se faire sans débats, sans confrontations, sans divergences d'opinions, sans expressions diversifiées, somme toute normales en période de recherche et de construction.
Marie-George Buffet a été désignée pour être la candidate d'un rassemblement populaire antilibéral afin de contribuer à battre la droite, l'extrême droite et réussir à gauche.
Il s'agit de créer les conditions d'une alternative réelle en 2007, portée par une gauche efficace à solutionner les problèmes du chômage, de la précarité, de la pauvreté, des bas salaires, des inégalités en matière de logement, d'éducation, de santé, de culture, de qualité de vie, de droits, de citoyenneté.
Pour que l'élection présidentielle ait cette utilité-là, il y a urgence à entrer en campagne, avec l'ambition de bousculer un débat à deux têtes qui pourrait préfigurer un bipartisme destructeur pour la prise en compte des attentes du monde du travail et de la création.
Urgence à combattre la rupture ultra libérale tentée par Nicolas Sarkozy sur un mode régressif, populiste qui légitime les idées de Le Pen et le renforce.
Urgence à redonner confiance et espoir dans une vision progressiste des rapports humains et de l'organisation sociale.
Urgence à engager la confrontation publique à gauche pour inscrire la volonté de battre la droite et l'extrême droite dans une dynamique populaire qui oppose au libéralisme le contenu et les moyens de mise en oeuvre de réformes de transformation sociale et démocratique.
Nombreux sont les hommes, les femmes, les jeunes prêts à participer à un tel mouvement afin qu'il contribue à la construction d'un rassemblement majoritaire, indispensable pour promouvoir des changements qui en vaillent la peine.
La candidature de Marie-George Buffet porte cette ambition.
Elle est au service de celles et ceux qui partagent la même ambition, militants des collectifs unitaires, syndicalistes, citoyens engagés partout où se croisent les expériences, les idées, dans les luttes, les réseaux. Et, au-delà, elle est au service de la majorité des citoyennes et des citoyens auxquels nous nous adressons, qui ont sanctionné la droite dans les urnes et dans les luttes, qui ont rejeté la Constitution européenne, le CPE, et qui ne retrouveront l'espoir que dans une gauche mobilisée et rassemblée sur un projet de progrès social, écologique, démocratique.
C'est tout le sens de la campagne électorale qui commence. Déterminés à nous y engager, nous appelons les élus communistes, républicains, progressistes, à apporter leur parrainage à la candidature de Marie-George Buffet.
André Chassaigne, Président de l'Association nationale des Elus communistes et républicains
Alain Bocquet, Président du groupe des député-e-s communistes et républicains
Nicole Borvo, Présidente du groupe communiste, républicain et citoyen au Sénat
Francis Wurtz, Président du groupe GUE-NGL au Parlement européen
Hervé Bramy, Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis
Christian Favier, Président du Conseil général du Val-de-Marne.
Ce groupuscule haineux et violent est présent à Nice sous le nom de "Nissa Rebella". Ses membres se sont rendus coupables de plusieurs agressions notamment dans les rues du vieux Nice et du quartier du Port ces dernières années.
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Les personnels de l’Hôpital Sainte Marie ont entièrement raison d’engager un large mouvement pour exprimer leur colère face à une situation devenue insupportable. La logique en cours actuellement vise ni plus ni moins à livrer des pans entiers du secteur de la santé aux appétits voraces du tout marchand. Les services publics jugés peu rentables, comme la psychiatrie sont abandonnés.
Concrètement, cela se traduit dans les hôpitaux par des fermetures de lits, par des menaces de restructurations entières d’hôpitaux, comme cela est aujourd’hui le cas à Sainte Marie et par des gestions visant à réduire les moyens au maximum. Ne pas satisfaire les besoins des personnels, c’est réduire l’offre et la qualité des soins au risque d’une mise en danger des soignants et des patients.
Pour les salariés la situation devient invivable. C’est toute leur conception du service public qui est remise en cause. Chacun d’eux se rend compte des choix qui sont opérés par un gouvernement aux ordres du MEDEF. Ils sont en effet de plus en plus nombreux à subir des conditions de travail difficiles liées aux réductions de personnels. Les agents hospitaliers de l’Hôpital Sainte Marie et leurs familles n’en peuvent plus des bas salaires et de la perte constante de leur pouvoir d’achat.
Les élus communistes des Alpes Maritimes au Conseil régional, solidaires du mouvement engagé par les personnels de l’Hôpital Sainte Marie, seront présents au côté des salariés de l’établissement hospitalier mardi 16 janvier à 13h30.
Des moyens doivent être débloqués afin de pouvoir répondre aux besoins. Cela doit passer par des réouvertures massives de lits, par une reconnaissance réelle de la psychiatrie et par la concrétisation du droit à l’accès aux soins pour tous. Dans ces conditions les personnels doivent pouvoir bénéficier de salaires et de conditions de travail décents.
Les élus communistes des Alpes-Maritimes
au Conseil régional PACA
Gérard PIEL, Eliane GUIGO, Pierre BERNASCONI, Adeline MOUTON
Connaissant déjà bien la propension à l’autosatisfaction dont est coutumier le Ministre-Président du Conseil Général, Christian ESTROSI, je ne reviendrais pas sur l’ensemble des mérites qu’il s’attribue fort généreusement, même quand il n’est pas à l’initiative des équipements qu’il mentionne, dans les deux pages que lui accorde le quotidien local.
Néanmoins, et dans la ligne de ce que notre groupe a pu exprimer lors du débat sur le budget primitif, il me semble indispensable de revenir sur quelques points essentiels :
Nous avons déjà démystifié à plusieurs reprises la fable de la « fiscalité zéro ». En effet, la stabilité des taux n’implique pas que la fiscalité n’augmente pas comme l’affirme Christian ESTROSI. Nous avons démontré que dans la période de 2001 à 2005 la fiscalité départementale pesant sur les ménages avait augmenté de 24,93 millions d’euros quand celle des entreprises n’avait pour la même période augmenté d’à peine 4,16 millions ! Difficile dans ce cas de prétendre qu’elle n’augmente pas !
Pour ce qui est du montant de l’investissement, s’il est record en valeur brute, sa part dans le total des dépenses n’a cessé de diminuer pour passer de plus de 35 % en 2001 à 29,8% lors du Budget Primitif 2007, ce qui devrait inciter le président du Conseil Général à, pour le moins, relativiser ce chiffre !
Mais s’il est un domaine où les couplets triomphalistes sonnent particulièrement faux, c’est celui du logement en général, et du logement social en particulier, où nous avons pourtant formulé des propositions claires.
Dans un département où les fruits de la spéculation foncière nous placent en terme de recettes au deuxième rang national, comment passer sous silence le drame que constitue pour trop de familles dans les Alpes-Maritimes la difficulté et parfois même l’impossibilité de se loger décemment à des prix abordables ?
Drame illustré récemment par des initiatives d’associations œuvrant pour le droit au logement, alors que même les acteurs économiques locaux s’accordent à reconnaître la gravité du problème pour l’avenir et le développement de notre département.
C’est pourquoi nous avions demandé au Président du Conseil Général que l’intégralité de la croissance de ces recettes fiscales (de 2003 à 2005, + 65 Millions d’€ environ, soit + 33,2 % en deux ans) soit consacrée à un plan d’urgence en faveur du logement social, proposition ignorée par la majorité départementale de droite jusqu’à présent.
De tels chiffres devraient amener Christian ESTROSI, non seulement à plus de modestie et de mesure mais surtout à faire montre d’une volonté politique de s’attaquer à cet enjeu majeur en acceptant notre proposition !
Le silence sépulcral dans cette dernière interview à ce sujet n’augure rien de bon pour l’avenir de nos concitoyens en souffrance de logement mais nous poursuivrons nos efforts afin que ces besoins si cruciaux puissent être pris en compte, d’autant que les ressources existent !
Pour le groupe
Marius PAPI
Conseiller Général
Président du groupe communiste
au Conseil Général
Elus communistes et républicains des Alpes-Maritimes

